À propos


À propos
Métura Bruno 

Né le 7 octobre 1965 à Commercy (Près de Verdun) en France
De parents antillais, père guadeloupéen et mère martiniquaise. Réside successivement en Lorraine, en Allemagne puis dans les Deux-Sèvres avant de regagner les Antilles, où s’affirme sa volonté de vivre sa culture originelle.

Il entre à l’école régionale d’arts plastiques de la Martinique, puis titulaire d’un DNSEP entre à l’éducation nationale en Guadeloupe avant de vivre plus de 10 ans en Guyane. Il retourne en 2006 en Guadeloupe où l’exposition Rupture en 2012 marque ses choix.

Volonté de création autour de l’observation de la nature, de l’homme et de sa cosmogonie. Recherche de l’harmonie dans un tout, en créant des toiles, visibles dans la multiplicité et la diversité des sens puisqu’il est possible de les faire pivoter voir même en les juxtaposant. Il en traduit ainsi tant l’énergie et la synergie qui résultent des mondes, que la distance à prendre de manière raisonnée sur notre compréhension de l’univers aux échelles du temps.

Faire de l’acte de peindre, un voyage dans l’incursion de la pensée, elle visite votre être sensible à la manière d’une initiation cantique et essuie l’espace pour vous transmettre ce qu’il vous est donné de connaitre de votre dimension d’hommes et de femmes.

Déclaration de l'artiste

"Caribéen, je vie comme mon soleil du matin qui pare le ciel de ses couleurs, et celui du crépuscule qui l’enflamme, pour la danse de la nuit sous mes étoiles. Elle est comme je suis comme le feu et l’eau et me draine comme l’alizé et le cyclone elle érige en mon être, un animisme moderne qui n’a pour frontière que l’horizon de mes sens et perceptions. 

Lorsque vibre mon sol, c’est pour embraser mes sens non inertes, mais toujours dans la constance de l’inconstant, vivant comme ma terre comme mon socle de réflexions et de points de vue dans leurs multiples diversités.

Caribéenne est ma danse dans et de part la rotation de mon travail qui fait sens avec ce monde qui embrasse nos horizons et s’embrase des rayonnements hybrides de notre histoire. Sans cesse en devenir elle tisse par sa lumière l’indicible poésie bien vivante du réel dans l’illusion et de l’illusion du réel...

Peindre pour moi, c'est exprimer le reflet du vivant, discerner l’invisible par le mouvement, dans la mouvance des formes et des couleurs, apprendre à vivre l’harmonie en adoptant l’attitude de diversité du point de vue dans un même espace, et comprendre que le Tout est déjà là."

CONFINEMENT - Quelle voie pour l'humanité ?

Quelle voie pour l'humanité ? La réalité de cette pandémie globale marque le chemin de l'illusion de la vie, pour certains elle souligne son ampleur. En étant témoins de nos propres réflexions sur la vie, nous avons l'occasion de discerner le visible/invisible en rapport avec notre propre existence. Fragile pour l'homme/femme en apparence ou non, nous sommes peu au bout de l'échelle de la nature, qui se régule elle-même.

Le mouvement des formes, des couleurs et des mots, nous offre un autre point de vue. Si nous faisons le temps et l'espace nécessaires pour nous élever dans la compréhension de notre lien, nous pouvons nous guérir nous-mêmes et guérir notre mère la Terre en adoptant l'harmonie de la diversité. Au sein de notre être, nous apprendrons à voir, à entendre, à toucher, à sentir et à goûter la richesse de notre monde. En comprenant mieux que les petits gestes sont tout aussi importants, nous rayonnons d'un nouvel horizon de réflexions en sachant que le Tout est déjà là.

Mon travail pendant le confinement de la pandémie mondiale, laisse des traces la mémoire et l'identité. Il propose de regarder, là où les taches plus/moins fortuites sont redéfinies dans l'espace et forment constamment le regard et la perception à l'image de notre mère nature et de notre relation avec elle. Quel chemin, quelles séquelles. L'histoire qui est véhiculée, peut être abordée à partir des différentes fractions de l'espace. La dynamique de notre existence et la nature que nous devons préserver peuvent déclencher notre voyage interconnecté. Elle nous permettra de créer et de maintenir notre lien - la Source, c'est toujours la CulmiNation.

"Le confinement, lors de la pandémie mondiale laisse traces mémoire et identité. Quel chemin, quelles séquelles..."